Malus voiture 2025 : quel modèle possède le malus le plus élevé ?

Un montant de 60 000 euros s’applique désormais à certains véhicules neufs lors de leur immatriculation. Les modèles dépassant 194 g de CO₂ par kilomètre subissent la tranche maximale du malus écologique 2025, sans possibilité de plafonnement lié au prix du véhicule. Certains SUV et sportives affichent ainsi un surcoût fiscal inédit.

Le barème a évolué, rapprochant le seuil de déclenchement et accélérant la montée des pénalités. Les acheteurs de véhicules thermiques puissants sont les premiers concernés, alors que le malus au poids et le bonus écologique continuent de modifier la donne pour d’autres catégories.

Le malus écologique 2025 : comprendre les nouveaux enjeux pour les automobilistes

L’année 2025 ne fait pas dans la demi-mesure : le malus écologique se resserre et vise bien plus large. Dès 118 g/km de CO₂, la note commence à tomber, attrapant au passage des modèles jusqu’ici épargnés. Le message est limpide : la fiscalité automobile se durcit, et le coup de frein s’adresse directement aux motorisations thermiques gourmandes.Mais la sanction ne s’arrête pas là. Dès que la balance affiche 1 600 kg à vide, le malus au poids s’invite, touchant SUV familiaux, monospaces, breaks et même certains hybrides rechargeables. Difficile d’y échapper :

  • Plus le véhicule est lourd, plus la pénalité monte.

Constructeurs français comme Peugeot et Renault revoient leurs gammes, mais certains modèles restent à la limite. Pour les véhicules haut de gamme ou sportifs, la combinaison malus CO₂ et malus masse explose les compteurs, jusqu’à ce plafond monumental de 60 000 euros gravé dans la loi de finances 2025.Les voitures électriques, elles, restent pour l’instant à l’abri. Les hybrides rechargeables profitent encore d’un abattement, mais le temps presse : l’avantage fond à vue d’œil. Le marché, bousculé, cherche un nouvel équilibre entre passion automobile et fiscalité toujours plus dissuasive.

Quels véhicules seront les plus touchés par le malus cette année ?

Cette année, la sanction s’abat d’abord sur les SUV imposants, routières puissantes et sportives au moteur XXL. La liste des modèles touchés s’allonge : Porsche Cayenne, BMW X7, Mercedes GLS, ils trônent en haut du classement, cumulant amendes sur CO₂ et surpoids jusqu’au plafond légal de 60 000 euros.Côté véhicules familiaux, Peugeot 5008 BlueHDi ou Renault Espace hybride voient aussi leur malus grimper. Leur masse et leurs émissions sont désormais dans le viseur du fisc. Même les modèles essence de grande taille n’échappent plus à la règle, tandis que les électriques restent, pour le moment, hors d’atteinte. Les hybrides rechargeables, eux, voient leur abattement fiscal se réduire. Certains modèles, à la masse généreuse, commencent à subir un malus renforcé. Heureusement pour les citadines et compactes, leur gabarit raisonnable les met à l’abri tant que leurs émissions restent contenues.La chasse au CO₂ et au kilo s’intensifie. Seuls les électriques et certains hybrides bien calibrés arrivent à passer entre les gouttes. Les amateurs de grandes berlines et de chevaux sous le capot devront composer avec une fiscalité de plus en plus lourde.

Barème, seuils et calcul : ce que prévoit la réglementation pour 2025

Le tour de vis fiscal est net : le barème malus 2025 se durcit. Les voitures neuves sont concernées plus tôt et plus fortement. Dès 117 g de CO₂/km, la sanction tombe, contre 123 g un an plus tôt. Résultat, de nombreux modèles franchissent désormais la ligne rouge.Le calcul du malus s’appuie sur les chiffres d’homologation WLTP. Premier palier à 117 g, puis chaque échelon fait grimper la facture, jusqu’à 60 000 euros maximum pour les modèles dépassant 194 g/km. Si cet extrême reste rare pour les particuliers, il cible sans détour les véhicules sportifs, SUV massifs et autres machines d’exception.Autre coup de massue : la taxe sur la masse à vide. Dès 1 600 kg, chaque kilo supplémentaire coûte 10 euros. Les hybrides rechargeables et certains modèles familiaux bénéficient d’un abattement, 200 kg pour les premiers, 400 kg pour les seconds sous conditions, mais ces avantages s’effritent. Le Renault Espace ou le Peugeot 5008 en version hybride ne sont pas épargnés.

  • Barème CO₂ 2025 : à partir de 117 g/km, montant progressif jusqu’à 60 000 €
  • Malus masse : 10 €/kg au-delà de 1 600 kg
  • Abattement : 200 à 400 kg selon la motorisation ou la catégorie

Les seuils, montants et abattements sont désormais pensés pour valoriser la sobriété et freiner la course à la puissance et au poids. Malus écologique et taxe masse s’additionnent, frappant sans ménagement les SUV thermiques ou hybrides surdimensionnés.

Jeune femme dans une voiture de luxe avec rapport consommation

Malus au poids, bonus écologique : quelles différences et quels impacts sur votre choix de voiture ?

Le malus au poids cible directement la masse du véhicule, sans distinction de motorisation. Dès 1 600 kg, chaque kilo supplémentaire coûte 10 euros, faisant gonfler la facture pour les SUV familiaux, hybrides rechargeables et grandes berlines thermiques, même si leurs émissions de CO₂ restent raisonnables. Cette fiscalité vise surtout les modèles de grande taille, sans toujours tenir compte de leur efficience réelle.Face à cette pression fiscale, le bonus écologique vient contrebalancer : il récompense l’achat de véhicules à faibles émissions, principalement électriques et quelques hybrides rechargeables. Le montant du bonus dépend des émissions, du type de véhicule et de son prix catalogue. L’objectif ? Accélérer la transition énergétique, à condition de respecter un cahier des charges strict.

Quel impact sur votre guide d’achat ?

  • Un SUV hybride rechargeable peut cumuler malus au poids et malus CO₂, même avec une image de sobriété.
  • Une citadine électrique profite du bonus écologique et échappe à toute pénalité.
  • Les modèles familiaux, même bien optimisés, ne sont pas à l’abri si leur poids dépasse le seuil critique.

Le choix du modèle influence donc directement le budget à prévoir. Les constructeurs comme Peugeot ou Renault ajustent leurs gammes pour limiter les hausses, mais l’acheteur doit composer avec une fiscalité mouvante, la consommation réelle et le coût d’acquisition. La configuration idéale dépendra de l’espace recherché, du kilométrage annuel et du budget global. Le malus écologique s’impose désormais comme une variable déterminante lors de l’achat d’une voiture neuve.La route se resserre pour les amateurs de gros moteurs et de SUV imposants. Demain, chaque gramme et chaque kilo pèsera dans la balance au moment de signer le bon de commande. La question n’est plus de savoir qui paiera, mais jusqu’où le curseur fiscal montera.

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